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jeudi 22 novembre 2012

Serge Renaud, un grand homme



                                         SERGE RENAUD,  le VIN  et des HOMMES


C’est le début de notre ère.

 Le Vin, boisson  déjà millénaire, est là …  il est même sacralisé dans la coupe élevée au soir de la « Cène » … il restera pour toujours omniprésent et profondément ancré dans l’histoire,  la  culture et le patrimoine.

Deux mille ans plus tard, dans une autre symbolique, deux jeunes femmes étalent  leur ivresse à une heure tardive au milieu de la chaussée, dans la lumière d’un lampadaire tamisée par le brouillard; elles sortent d’un club de Bringe Drinking, au nord de Londres.

Au ban des accusés : l’alcool ? le Vin ? peut être la dérive sociétale ?
Le vin, nous le savons bien, n'intervient que pour 4 ou 5 % dans le binge drinking, au contraire il est un vecteur d'éducation au bien vivre. Et les faits montrent que l'éducation au vin est aussi une éducation au bien vivre et au bien boire.

De l’acte fondateur de notre ère, … au méprisable fait divers d’une éphémère nuit du nord, s’étire la Saga du vin, celle du vin mystique et du vin païen, du vin des sociétés, de leur meilleur et de leur pire…

De nos jours, à 8000 ans d’âge, le Vin est consacré par l’usage  à travers les siècles et les civilisations ; servi par l’éclosion des sciences, du partage des savoirs, de la connaissance, de la communication, il serait à son apogée de par sa place acquise dans tous les secteurs de nos sociétés, de l’économie, de nos cultures, de notre spiritualité…

… Mais l’Homme  chasseur cueilleur durant 3 millions d’années,  devenu agriculteur depuis 2000 ans, puis adepte des grands échanges alimentaires depuis 300 ans,  a progressivement abandonné son salutaire statut primitif, il a cessé ses longue marches en quête de sa nourriture, son profil nutritionnel est bouleversé. Il est passé des végétaux et du gibier aux céréales et viande d’animaux d’élevage.
Il consomme moins de fibres, moins d’antioxydants plus de graisses saturées, plus d’aliments raffinés, surtout depuis l’ère industrielle. Il gagne en durée de vie mais au prix d’une santé hypothéquée par diabète, obésité,  maladies cardiovasculaires et cancer.

A cet instant de l’Histoire, ces derniers vingt ans, où l’hygiénisme fait rage, et condamne plus l’existence de l’aliment  que l’abus dont il peut faire l’objet, le vin est co-accusé avec les aliments gras, sucrés, salés.

… Et là, un Homme au regard  visionnaire surgit de l’ombre.

Serge Renaud, observateur cartésien, va dans une implacable démarche médico-scientifique, démontrer qu’une consommation régulière de vin en quantité modérée protège des maladies cardiovasculaires. Une chaîne de télévision Américaine, CBS, s’empare en 1991de la nouvelle et propage ce concept du «French Paradox» à l’échelle planétaire : « Pour un niveau de facteur de risques semblable à d'autres pays, comme l'Angleterre et les États-Unis (cholestérol, hypertension artérielle, tabagisme, consommation de graisses saturées), la France a une mortalité cardio-vasculaire plus basse que la majorité des pays industrialisés ».

Les études vont alors se succéder dans le sillage de l’étude de Nancy, démonstration inaugurale qui prouvait une baisse significative de l’incidence des maladies et de la mortalité (morbimortalité) par affections cardiaques, cancéreuses et toutes causes confondues chez 34000 hommes de 40 à 60 ans , consommant 2 à 3 verres de vin par jour, observés pendant 12 ans.

Outre le rôle des  antioxydants désormais bien connu grâce à Serge Renaud, les polyphénols du vin peuvent également être considérés comme étant des éléments nutritifs de prévention du vieillissement ou de processus dégénératifs.

 Par extension, le rôle du régime Crétois, modèle méditerranéen dans sa version actualisée, dans la protection du capital santé est à ce jour consacré par de nombreuses études.

Ainsi Serge Renaud est venu à point nommé formuler les principes d’une alimentation saine et protectrice face aux deux premières causes de maladie et mortalité : maladies cardiovasculaires et cancer.

Le vin, partie intégrante de ce concept nutritionnel, doit au Professeur Renaud, une réhabilitation, à l’abord d’une période de vulnérabilité sans précédent depuis près de 8000 ans d’existence !

Le docteur Dominique Lanzman Petithory, fidèle collaboratrice de Serge Renaud, avait valorisé ses travaux et poursuit son œuvre scientifique à un très haut niveau. La soutenir, l’aider, c’est honorer la mémoire du professeur  Serge Renaud, disparu le 28 octobre 2012, brutalement, chez lui dans le Bordelais, son pays natal.

Il nous appartient, à nous lecteurs, à vous les disciples de ce  grand serviteur du monde vitivinicole de faire valoir son enseignement et de poursuivre et documenter la quête de vérité.

Pour les « 4 Vérités »

            Docteur Bernard Giral





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